Burkina Faso : 1 972,85 milliards FCFA de recettes mobilisées au premier semestre 2026
Le Burkina Faso a mobilisé 1 972,85 milliards FCFA de recettes budgétaires au 30 juin 2026, soit 121,97 % de l’objectif fixé pour le premier semestre. Réuni le 24 septembre à Ouagadougou sous la présidence du Capitaine Ibrahim Traoré, le Conseil des ministres a également examiné un nouveau Code de la santé publique et adopté plusieurs décisions concernant l’éducation, la gestion des bâtiments publics et les ONG.
Les recettes budgétaires atteignent 1 972,85 milliards FCFA
La situation d’exécution du budget de l’État au 30 juin 2026 fait ressortir des recettes budgétaires de 1 972,85 milliards FCFA. L’objectif semestriel était fixé à 1 617,43 milliards FCFA, ce qui correspond à un taux d’exécution de 121,97 %.
À la même période en 2025, ces recettes s’établissaient à 1 562,05 milliards FCFA. La progression entre les deux périodes atteint ainsi 410,8 milliards FCFA.
Les dépenses exécutées au titre des crédits de paiement s’élèvent, pour leur part, à 1 832,67 milliards FCFA sur une prévision annuelle de 3 918,29 milliards FCFA. Le taux d’exécution ressort à 46,77 %. Au 30 juin 2025, les dépenses exécutées étaient de 1 640,39 milliards FCFA.
Les encaissements sur les comptes de disponibilités des comptables directs du Trésor ont atteint 3 306,42 milliards FCFA au premier semestre, contre 2 298,67 milliards FCFA un an auparavant.
L’épargne budgétaire s’établit à 532,32 milliards FCFA et le solde budgétaire à 59,58 milliards FCFA. Le Conseil a autorisé la transmission du rapport sur l’exécution budgétaire à l’Assemblée législative du Peuple.
5,85 milliards FCFA pour l’Académie technologique du Faso et des amphithéâtres
Le Conseil a inscrit des projets d’acquisition d’équipements pour l’Académie technologique du Faso et des amphithéâtres sur la liste des projets spécifiques du Bureau national des Grands projets du Burkina.
Le montant global est fixé à 5 854 054 792 FCFA, financé par le budget de l’État, exercice 2026.
Selon le compte rendu, ces équipements sont destinés à rendre fonctionnels l’Académie technologique du Faso et les amphithéâtres nouvellement construits.
Dans le même secteur, le gouvernement a déclaré d’utilité publique urgente le projet de création d’un établissement d’enseignement technique sur le site actuel du lycée Saint Joseph, au secteur 5 de l’arrondissement n°1 de Ouagadougou.
Le Conseil des ministres avait approuvé, le 27 novembre 2025, l’acquisition de ce site pour 2 milliards FCFA. L’établissement, fermé depuis près de trois ans, occupe un terrain de 12 412 m². Selon le gouvernement, l’absence de transmission de certains documents par les héritiers retardait la transformation du site.

Un nouveau Code de la santé publique transmis à l’Assemblée
Le Conseil a examiné un projet de loi portant Code de la santé publique. Le texte doit remplacer la loi du 19 mai 1994, dont certaines dispositions sont jugées obsolètes par le gouvernement.
Le projet introduit plusieurs changements dans l’organisation du secteur sanitaire. Il prévoit notamment la création d’un corps de réserve sanitaire et l’institution d’un dossier médical personnel.
Le texte intègre également la santé numérique, la télémédecine, la e-pharmacie et un identifiant de santé unique. Il prend en compte les soins palliatifs et de fin de vie, les médecines alternatives, l’assistance médicale à la procréation ainsi que la santé communautaire.
Le Conseil a donné son accord pour transmettre le projet de loi à l’Assemblée législative du Peuple.

« Faso Sanya » créé pour la maintenance des bâtiments publics
Le gouvernement a créé « Faso Sanya », un établissement chargé de la gestion de la maintenance des bâtiments publics. Un second décret adopté au cours de la même séance approuve ses statuts particuliers.
Cette décision intervient alors que les dépenses publiques consacrées au nettoyage, au gardiennage et à la réhabilitation des infrastructures ont fortement augmenté ces dernières années.
Elles sont passées de 8,78 milliards FCFA en 2023 à 18,80 milliards FCFA en 2025, selon les chiffres présentés au Conseil. Le gouvernement confie à « Faso Sanya » la mission de professionnaliser la maintenance, de mutualiser les ressources et d’assurer l’entretien préventif et correctif des infrastructures publiques.
Le Conseil a également approuvé les statuts de BIOTHIC INDUSTRIE SA, une société d’État spécialisée dans l’extraction d’huiles essentielles et implantée à Léo.
De nouvelles règles pour les ONG et associations
Deux décrets précisent les relations entre l’État, les organisations non gouvernementales et les associations, en application de la loi du 17 juillet 2025 portant liberté d’association.
Le premier encadre notamment l’obtention du statut d’association de développement, les accords-cadres, les agréments d’ONG et l’évaluation administrative, financière et technique des activités.
Le second organise les documents de collaboration entre les organisations associatives, les ministères et les collectivités territoriales. Il prévoit notamment des mécanismes spécifiques pour les interventions d’une durée inférieure à douze mois et les programmes d’investissement au niveau territorial.

315 Martyrs et 10 Invalides de la Nation reconnus
Le Conseil a adopté deux décrets concernant le statut de Martyr et d’Invalide de la Nation.
Les textes accordent la qualité de Martyr de la Nation à 315 personnes et celle d’Invalide de la Nation à 10 personnes, en application de la loi du 10 juin 2022 portant statut de martyr et d’invalide de la Nation.
Le gouvernement a aussi adopté de nouvelles modalités d’évaluation des fonctionnaires de l’État. Le texte regroupe les règles d’évaluation et précise notamment les conditions de notation des agents ayant changé de poste en cours d’année ou se trouvant dans certaines situations particulières.
Le Togo, pays invité d’honneur du FESPACO 2027
La République togolaise a été choisie comme pays invité d’honneur de la 30e édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou.
Le FESPACO se déroulera du 20 au 27 mars 2027 sous le thème « Cinéma d’Afrique et développement endogène ». Selon le gouvernement, le choix du Togo doit notamment favoriser les échanges culturels et professionnels entre les deux pays.
Le Conseil a également pris connaissance du bilan du premier Forum confédéral de la jeunesse et du volontariat des États du Sahel, organisé du 28 au 30 août 2026 à Ouagadougou. Plus d’un millier de jeunes des pays de l’AES, ainsi que du Tchad et du Togo, y ont participé.






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