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Burkina Faso : la Ligue de la Souveraineté démarrera en janvier 2027 avec 20 équipes

Présentée samedi 24 octobre 2026 à

Ouagadougou, la Ligue de la Souveraineté doit réunir 20 équipes pour une phase pilote prévue de janvier à juin 2027.

 

Cette nouvelle compétition de football prévoit 740 emplois directs et une représentation des 17 régions du Burkina Faso. Elle viendra compléter le championnat national existant, selon ses responsables.
Les premières modalités de la compétition ont été exposées par l’ancien international Adama GUIRA, responsable exécutif de l’Initiative présidentielle pour la relève et la promotion de l’élite sportive (IP-RELIS), dans laquelle s’inscrit le projet porté par le président du Faso, Ibrahim TRAORÉ.
À l’ouverture des échanges, la ministre des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi, Annick Lydie Djouma PIKBOUGOUM/ZINGUÉ OUATTARA, a présenté cette ligue comme un instrument de restructuration et de modernisation du football burkinabè. Elle a souligné la nécessité d’expliquer son fonctionnement aux acteurs concernés pour favoriser leur participation.

Vingt équipes réparties en deux poules

La phase pilote se déroulera sur six mois, de janvier à juin 2027. Elle réunira 20 formations réparties en deux poules de dix, associées à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso.
Les 17 régions seront représentées, avec plusieurs équipes pour le Kadiogo et le Guiriko : trois pour la première et deux pour la seconde.
La répartition annoncée est la suivante :
Poule A — Ouagadougou
Poule B — Bobo-Dioulasso
Kadiogo 1
Guiriko 1
Kadiogo 2
Guiriko 2
Kadiogo 3
Tannounyan
Oubri
Nando
Kuilsé
Bankui
Liptako
Sourou
Nakambé
Djôrô
Goulmou
Yaadga
Sirba
Soum
Tapoa
Nazinon
Cette organisation doit permettre, selon les promoteurs, de donner davantage de visibilité aux joueurs des différentes régions et de renforcer l’identification des populations aux équipes qui les représentent.

Trente joueurs et sept encadreurs par club

Chaque formation disposera d’un effectif de 30 joueurs et de sept encadreurs. Pour l’ensemble des 20 équipes, les responsables annoncent ainsi 740 emplois directs, correspondant à 600 postes de joueurs et 140 postes d’encadrement.
L’ancrage territorial constitue une autre caractéristique du dispositif. Un minimum de 50 % de joueurs locaux sera exigé parmi les titulaires. Une condition de résidence d’au moins six mois figure également dans les modalités présentées pour garantir ce lien avec les territoires.
À travers ces dispositions, les organisateurs souhaitent offrir aux talents régionaux un cadre de compétition et de progression, tout en renforçant leur visibilité auprès des acteurs du football.

Une gouvernance soumise à des contrôles indépendants

Adama GUIRA a également annoncé une gouvernance transparente, appuyée sur des mécanismes de contrôle indépendants. Selon la présentation officielle, ces dispositifs devront être alignés sur les standards internationaux.
L’ambition affichée est d’accompagner la professionnalisation du football et de mieux structurer les conditions dans lesquelles les joueurs et les encadreurs exercent leurs activités.
La ministre a, pour sa part, insisté sur l’implication des populations et des acteurs sportifs. L’explication des objectifs et des règles de cette nouvelle compétition doit ainsi accompagner sa préparation.

Une compétition complémentaire au championnat national
La Ligue de la Souveraineté ne remplacera pas le championnat national en cours, a précisé Adama GUIRA. Elle est présentée comme une compétition complémentaire, destinée à élargir les possibilités offertes aux joueurs et à soutenir le développement du football dans les régions.
La phase pilote de janvier à juin 2027 constituera la première étape de sa mise en œuvre. Elle doit traduire les objectifs annoncés en une compétition réunissant les territoires, les joueurs et les encadreurs autour de ce nouveau format.

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