Sommet UEMOA-CEDEAO : Les présidents africains, acculés par le coq gaulois étouffe le Mali.
L’organisation sous régionale veut-elle étouffer le Mali ? En tout cas c’est l’impression que ça donne. Le portefeuille de sanction avec la fermeture des frontières et de toutes institutions bancaires centrales, commerciales et même sous régionales (BCEAO, BIDC, BOAD) ; l’impossibilité d’effectuer des transactions commerciales entre le Mali et la CEDEAO, à l’exclusion des produits médicaux (équipements et fournitures), produits pétroliers et électricité, et produits de premières nécessité, même jusqu’aux ambassadeurs du Mali de l’espace CEDEAO qui doivent plier leurs bagages pour retourner à Bamako.
Toutes ces sanctions « inhumaines » et « nauséabondes » nous font penser à la romancière camerounaise Axelle Kabou lorsqu’elle disait dans son œuvre intitulée : « Et si l’Afrique refusait le développement ». Dans cet ouvrage, l’auteur se pose des questions si réellement l’Afrique veut se développer. A l’en croire, le berceau de l’humanité dépend toujours de l’occident ou se fait manipuler par celui-ci qu’elle appelle le « vendredisme ».
Un Pays Africain en l’occurrence le Mali sanctionné par d’autres pays frères en est la parfaite illustration. Ceux qui estiment que la France en est le principal instigateur n’ont pas tort car quiconque essai de tenir tête à l’Élysée verra sa chute précipitée. Quoi de plus normal que « ces valets impérialistes » se prosternent devant le coq gaulois. Cet ersatz de mesures lourdes et contraignantes fera certainement des victimes au sein de la population Malienne, malgré les précautionneuses exceptions prises, car les secteurs ciblés par les sanctions impactent directement et prioritairement les populations déjà éprouvées par les conséquences des crises de terrorisme et du COVID’19.
La question que l’on se pause, est de savoir entre la CEDEAO et le Mali, qui sera le premier à jeter l’éponge ? En tout cas Koulouba maintient le cap et en retour envisage des mesures de réciprocité. Pour l’instant, il a fermé ses frontières et rappelé ses ambassadeurs des pays de la CEDEAO. Le peuple malien comme un seul homme fait bloc derrière sa transition. « Il pense faire souffrir l’orphelin mais au contraire il le fortifie ». Cet adage africain aura peut-être tout son sens dans quelques mois. Mais le retour du bâton sera fatal pour les voisins d’en face qui auront également à faire face aux conséquences de ce blocus. Déjà, dans un court terme ils doivent trouver une solution au problème d’approvisionnement de leur troupe au Mali.
L’ÉDITO DE LA RÉDACTION
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