Libertés religieuses au Burkina Faso : les confessions religieuses et la chefferie coutumière apportent leurs contributions au projet de loi
L’examen du projet de loi portant libertés religieuses au Burkina Faso franchit une nouvelle étape. Après l’appropriation du texte par les députés, la Commission des affaires générales, institutionnelles et des droits humains (CAGIDH) a auditionné, les 11 et 12 juin 2026, les principales composantes religieuses et coutumières du pays afin d’enrichir le document avant son adoption.
Le Conseil supérieur de la chefferie coutumière et traditionnelle, la Fédération des Associations Islamiques du Burkina Faso (FAIB), la Fédération des Églises et Missions Évangéliques (FEME) ainsi que la Conférence épiscopale ont salué l’initiative gouvernementale visant à encadrer l’exercice des libertés religieuses.
Tout en soutenant le projet, les différentes organisations ont formulé des recommandations, des observations et des propositions d’amendements. Les chefs coutumiers ont notamment insisté sur la nécessité de vulgariser largement la future loi auprès des populations. La FAIB a procédé à une analyse détaillée de l’ensemble des dispositions et proposé plusieurs reformulations pour mieux garantir l’exercice du culte. La FEME a, de son côté, formulé des suggestions portant notamment sur les définitions, les obligations des organisations religieuses, les édifices de culte et leur financement. Quant à la Conférence épiscopale, elle a réaffirmé sa disponibilité à accompagner l’État dans la promotion d’une pratique responsable des libertés religieuses et dans la prévention des dérives liées à l’extrémisme.
À l’issue de ces auditions, la CAGIDH a entamé l’examen minutieux des amendements, recommandations et demandes d’éclaircissement formulés par les différentes faîtières. Les contributions retenues seront consolidées dans un document de synthèse qui servira de base aux échanges avec le gouvernement lors de la prochaine phase du processus législatif.
Pour les députés, cette démarche participative vise à doter le Burkina Faso d’un cadre juridique consensuel capable de renforcer la cohésion sociale, le vivre ensemble et la paix entre les différentes communautés religieuses du pays.
✍🏾 Rédaction Live News Africa






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