Burkina Faso : environ 20 000 hectares de cultures menacés par les effets de la sécheresse
Environ 20 000 hectares de superficies agricoles sont actuellement réellement menacés par les effets de la sécheresse au Burkina Faso. Le chiffre a été communiqué par le ministre d’État chargé de l’Agriculture, Ismaël Sombié, qui appelle toutefois à ne pas en déduire une mauvaise campagne agricole.
Le ministre d’État, ministre de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques, Ismaël Sombié, a entamé le 14 septembre 2026, dans la région du Goulmou, une tournée de suivi de la campagne agropastorale 2026-2027.
Cette tournée doit permettre d’apprécier l’évolution de la campagne sur le terrain, d’identifier les difficultés rencontrées par les producteurs et de renforcer leur accompagnement.
Environ 20 000 hectares menacés
À l’occasion de cette première étape, Ismaël Sombié a fait le point sur les effets de la sécheresse. Selon les données présentées, les superficies actuellement réellement menacées sont estimées à environ 20 000 hectares à l’échelle nationale.
Le ministre a toutefois appelé à replacer ce chiffre dans le contexte général de la campagne agricole. Selon lui, ces superficies ne permettent pas, à elles seules, de conclure à une mauvaise campagne.
Il a notamment mis en avant l’augmentation des superficies emblavées cette année.
Plus de 500 villages accompagnés
Le ministère fait également état de plus de 500 villages accompagnés dans le cadre de la reprise des activités agricoles par les populations réinstallées.
Cet accompagnement comprend notamment le labour des terres, la mise à disposition de motoculteurs, la fourniture d’intrants et l’appui technique aux producteurs.
Ces interventions ont été menées dans des localités où les populations ont pu reprendre leurs activités, avec l’action des Forces de défense et de sécurité et des Volontaires pour la Défense de la Patrie.
10 hectares exploités à la prison de Fada N’Gourma
La première étape de la tournée a également conduit Ismaël Sombié au champ de production de la Maison d’arrêt et de correction de Fada N’Gourma.
Les pensionnaires y exploitent une superficie de 10 hectares, principalement consacrée au maïs, au sorgho, au riz et au niébé.
La tournée ministérielle doit se poursuivre afin d’évaluer directement l’évolution de la campagne agropastorale 2026-2027 et les difficultés rencontrées sur le terrain.






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