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Burkina Faso : la Garde républicaine réalise sa première récolte de silures au Camp Naaba-Koom II

La Garde républicaine a procédé, le 8 octobre 2026 à Ouagadougou, à sa première récolte de poissons-chats africains, communément appelés silures. Selon la Présidence du Faso, cette expérience vise à contribuer à l’alimentation au sein du Camp Naaba-Koom II et à développer, à terme, des activités productives accessibles aux militaires blessés de guerre.

La récolte intervient après environ sept mois de suivi, d’entretien et d’alimentation des poissons. Pour cette phase d’essai, le camp a été équipé de deux bassins piscicoles d’une capacité de 80 m³ chacun. Au total, 5 000 alevins y ont été introduits : 2 000 dans le premier bassin et 3 000 dans le second.

Le projet a bénéficié de l’accompagnement du Bureau national des grands projets du Burkina et de l’appui du ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources animales et halieutiques. Il s’inscrit, selon la Présidence, dans les initiatives de production destinées à renforcer l’autosuffisance alimentaire.

Une production destinée en priorité à l’alimentation du camp

Le commandant de la Garde républicaine, le chef de bataillon Jean OUIYA, a salué les résultats de cette première expérience. Il a notamment souligné le rôle des structures partenaires, dont l’accompagnement doit être sollicité pour la poursuite du projet.

Selon l’adjudant Martin KADEBA, la production est destinée en premier lieu à la consommation interne. Pour accompagner la conservation des récoltes, l’unité a également été dotée d’un fumoir d’une capacité annoncée de 200 kg par jour.

L’expérience associe ainsi l’élevage des poissons à leur transformation, avec l’objectif de répondre aux besoins alimentaires au sein du camp.

Des perspectives pour les soldats blessés de guerre

Au-delà de l’alimentation, les responsables mettent en avant une dimension sociale. Le conseiller spécial du Président du Faso chargé des questions agricoles et de l’autosuffisance alimentaire, Abdourasmane KONATÉ, indique que ces aménagements doivent permettre aux soldats blessés de guerre et aux militaires invalides de participer à des activités de production.

Le dispositif envisagé repose notamment sur l’utilisation de cages mobiles. L’objectif annoncé est de proposer des activités sur place tout en contribuant à la sécurité alimentaire du pays.

Un développement envisagé dans les casernes

Selon Abdourasmane KONATÉ, des projets d’élevage comprenant des poulaillers, des porcheries et des bergeries sont déjà déployés dans 13 casernes à travers le Burkina Faso.

La pisciculture doit également être développée grâce à des formations et à la mise à disposition de matériel adapté aux militaires. La première récolte du Camp Naaba-Koom II constitue une étape de cette démarche de participation des unités militaires à la production alimentaire.

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