Burkina Faso : les ministres précisent les réformes scolaires et le suivi des frais de scolarité
Jacques Sosthène DINGARA et Moumouni ZOUNGRANA ont présenté, le 7 octobre 2026 à Ouagadougou, les orientations du système éducatif burkinabè. Lors de l’exposition gouvernementale au SIAO, ils ont également répondu aux préoccupations concernant les frais de scolarité, l’orientation professionnelle et la participation des communautés à la vie scolaire.
Pour l’enseignement de base, Jacques Sosthène DINGARA a évoqué le développement du préscolaire, le recrutement d’éducateurs et la construction d’infrastructures scolaires. Les réformes des programmes visent, selon le ministre, à mieux intégrer les réalités socioculturelles et environnementales du pays. Elles comprennent l’enseignement progressif de l’anglais à partir du CE1, le renforcement de l’éducation civique et morale ainsi que les langues nationales. Ces orientations prolongent des mesures antérieures : l’extension de l’anglais au CE2, au CM1 et au CM2 avait notamment été annoncée pour la rentrée 2025-2026.
Concernant l’enseignement secondaire, Moumouni ZOUNGRANA a présenté une orientation fondée sur une meilleure articulation entre l’enseignement général, l’enseignement technique et la formation professionnelle. Le ministre a notamment évoqué la priorité aux disciplines scientifiques et la création de lycées spécialisés, afin d’adapter les formations aux potentialités des régions et aux besoins du pays. Il a également présenté un programme de reconversion destiné à permettre à des diplômés du supérieur d’acquérir des compétences pratiques, notamment dans l’agriculture, l’élevage et la maintenance.
Sur les frais de scolarité, les deux ministres ont expliqué que la réglementation vise à encadrer les montants pratiqués et à limiter les variations imprévisibles. Son application doit faire l’objet d’un suivi et d’une évaluation pour apporter les ajustements nécessaires. Ils ont aussi rappelé que les conseils d’école doivent dépasser la seule collecte des cotisations et permettre à toute la communauté de participer au fonctionnement des établissements, avec des contributions adaptées aux capacités de chacun et aux besoins de l’école.






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