Russie–Afrique : un plan d’action pour 2027–2029 et des appels à renforcer la production sur le continent
Les participants au troisième Sommet Russie–Afrique ont adopté une déclaration finale, un plan d’action pour 2027–2029 et un texte sur les applications civiles de l’intelligence artificielle, selon la présidence égyptienne. Réunie jeudi 29 octobre 2026 au Grand Palais du Kremlin, la séance plénière a porté sur les investissements, la sécurité et la transformation des économies africaines.
Les travaux étaient coprésidés par Vladimir POUTINE et Évariste NDAYISHIMIYE, président du Burundi et président en exercice de l’Union africaine. Les interventions ont mis en avant les prochaines orientations du partenariat et la nécessité de les traduire en projets répondant aux priorités du continent.
Moscou propose d’élargir la coopération économique
Vladimir POUTINE a défendu l’approfondissement des relations avec les pays africains, notamment dans l’énergie, les mines, l’industrie et la logistique.
Le président russe a également proposé de partager les technologies et le savoir-faire agricoles de son pays. Il a présenté cette coopération comme un moyen de renforcer les capacités africaines de production alimentaire.
Sur le plan diplomatique, il a réaffirmé son soutien à un ordre international multipolaire et présenté le respect de la souveraineté des États comme un principe des relations russo-africaines.
Transformer les ressources et développer les capacités africaines
Évariste NDAYISHIMIYE a appelé à convertir le partenariat en projets concrets. Il a défendu une évolution des économies africaines vers davantage de production et d’exportation de biens transformés, au-delà de la vente de matières premières.
Le président en exercice de l’Union africaine a également insisté sur le renforcement des capacités du continent face au terrorisme et à l’extrémisme, en reliant les enjeux de sécurité aux perspectives de développement.
Le président égyptien Abdel Fattah AL-SISSI a, pour sa part, proposé cinq axes : les corridors logistiques, le commerce intra-africain, l’énergie et les interconnexions électriques, la sécurité hydrique et alimentaire, ainsi que les télécommunications et l’intelligence artificielle.
Il a défendu une coopération permettant aux économies africaines de diversifier leurs bases productives et de mieux maîtriser leurs priorités de développement.

Un cadre de coopération pour les trois prochaines années
Abdel Fattah AL-SISSI a aussi plaidé pour une voix africaine plus influente dans les institutions financières internationales et au Conseil de sécurité de l’ONU. Il a appelé à une réforme de ce dernier conformément aux positions communes africaines.
Selon le porte-parole de la présidence égyptienne, Mohamed EL-SHENNAWY, la plénière a adopté trois documents : la déclaration finale du sommet, le plan d’action du Forum de partenariat Russie–Afrique pour 2027–2029 et une déclaration sur la coopération dans les applications civiles de l’intelligence artificielle.
Après les rencontres de Sotchi en 2019 et de Saint-Pétersbourg en 2023, cette troisième édition poursuit la structuration du partenariat. Les interventions africaines documentées ont particulièrement insisté sur les investissements productifs, les compétences et la traduction des ententes politiques en projets durables.









Laisser un commentaire