Visite du pape Léon XIV en Algérie, étape à Annaba, haut lieu du christianisme en Afrique du Nord
Le pape Léon XIV effectue depuis le lundi 13 avril 2026 une visite officielle en Algérie. Il s’agit de la première visite d’un souverain pontife dans le pays. À son arrivée, il a été accueilli par le président Abdelmadjid Tebboune.
Au cours de cette première journée, le Saint-Père s’est rendu à la Grande Mosquée d’Alger. Il y a observé un moment de recueillement devant le mihrab, aux côtés du recteur Mohamed Mamoun Al Qasimi. Cette séquence marque une volonté de dialogue entre les religions.
Le pape s’est ensuite rendu à la Basilique Notre-Dame d’Afrique. Il y a appelé à promouvoir la paix et l’unité. Il a insisté sur la nécessité de préserver la cohésion dans un contexte international marqué par des tensions et des conflits.

Dans le quartier de Bab El Oued, au Centre d’accueil et d’amitié tenu par les sœurs missionnaires augustines, le pape a rendu hommage aux religieuses Esther Paniagua et Caridad Álvarez Martín Alonso. Elles ont été assassinées en 1994 durant la guerre civile algérienne.
Ce mardi, le pape a poursuivi sa visite à Annaba, ancienne Hippone. Cette ville constitue un centre historique majeur du christianisme en Afrique.
Hippone fut le siège épiscopal de Saint Augustin. Né en 354 à Thagaste, il y a exercé comme évêque jusqu’à sa mort en 430. Ses écrits continuent d’influencer la pensée chrétienne.
Avant le VIIe siècle, l’Afrique du Nord abritait des communautés chrétiennes actives. Des villes comme Hippone, Carthage ou Cirta jouaient un rôle dans les débats théologiques et l’organisation de l’Église.
Aujourd’hui, le christianisme reste minoritaire en Algérie. La population est majoritairement musulmane. Une communauté chrétienne demeure, composée de fidèles locaux et d’étrangers. Des lieux de culte restent actifs, notamment à Alger et dans plusieurs villes du nord.
La visite du pape à Annaba met en lumière cet héritage historique. Elle rappelle la place de l’Afrique du Nord dans l’histoire du christianisme et relance le dialogue autour de la coexistence religieuse et de la mémoire partagée.









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