🇲🇱 Mali : solaire à Gongasso, parc agro-industriel et budget 2025 au Conseil des ministres
Un terrain affecté à une centrale solaire de 100 mégawatts-crêtes à Gongasso, les travaux du parc agro-industriel de Bancoumana déclarés d’utilité publique et un projet de loi sur les comptes de l’État pour 2025 : voici les principales décisions du Conseil des ministres du vendredi 23 octobre 2026.
La session s’est tenue au Palais de Koulouba, sous la présidence du général d’armée Assimi GOÏTA, président de la Transition.
1. Énergie : plus de 211 hectares pour une centrale solaire à Gongasso
Le Conseil a adopté un projet de décret affectant au ministère de l’Énergie et de l’Eau une parcelle de 211 hectares, 93 ares et 22 centiares, située à Gongasso, dans le cercle de Sikasso.
Ce terrain est destiné à accueillir une centrale solaire photovoltaïque de 100 mégawatts-crêtes, équipée d’une capacité de stockage de 100 mégawatts-heures, ainsi que son raccordement au réseau interconnecté.
Selon le gouvernement, cette installation doit contribuer à améliorer les conditions de vie des populations et à augmenter la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique. La décision adoptée porte sur l’affectation du terrain nécessaire au projet.
2. Agro-industrie : les travaux du parc de Bancoumana déclarés d’utilité publique
Le Conseil a adopté un projet de décret autorisant et déclarant d’utilité publique les travaux d’aménagement du parc agro-industriel de Bancoumana, dans le cercle de Siby.
Le site doit accueillir des unités de transformation agro-industrielle, des plateformes logistiques ainsi que des infrastructures de recherche et de formation.
Les travaux empiétant sur des propriétés privées, le communiqué prévoit leur expropriation pour cause d’utilité publique.
Le gouvernement attend de ce parc une réduction des pertes après récolte, une meilleure conservation des produits agricoles et la création d’emplois, notamment pour les jeunes et les femmes. Il entend également renforcer la compétitivité des filières agricoles et attirer des investissements privés.
3. Budget 2025 : des recettes supérieures aux prévisions
Le Conseil a adopté le projet de loi de règlement du budget de l’État pour l’exercice 2025. Ce texte présente les résultats de l’exécution budgétaire et doit permettre au Conseil national de Transition d’examiner les comptes définitifs de l’exercice.
Les recettes recouvrées s’élèvent à 2 836,707 milliards FCFA, pour une prévision de 2 739,697 milliards FCFA, soit un taux de réalisation de 103,54 %.
Les dépenses exécutées atteignent 3 091,253 milliards FCFA, sur une prévision de 3 279,886 milliards FCFA, soit un taux d’exécution de 94,25 %.
La loi de règlement sert notamment à arrêter les comptes de l’État, à régulariser les opérations budgétaires concernées et à annuler les crédits non consommés. Le Conseil des ministres a adopté le projet de loi, qui doit être soumis au CNT.
4. Défense : une réorganisation de la gestion du personnel des armées
Un projet de loi modifiant le texte de création de la Direction des ressources humaines des armées a été adopté.
La réforme prévoit d’ériger cette direction en service formant corps, afin d’adapter ses missions et son organisation aux évolutions des Forces armées.
Selon le gouvernement, le système actuel présente des insuffisances au regard des changements institutionnels, juridiques et des réformes de la défense. La nouvelle organisation doit permettre de mieux assurer le recrutement, l’administration et la gestion du personnel militaire.
5. Urbanisme et construction : les compétences locales réorganisées
Le Conseil a adopté un projet de décret précisant les compétences transférées par l’État aux collectivités territoriales dans les domaines de l’aménagement du territoire, de l’urbanisme et de la construction.
Cette révision découle de la suppression du cercle en tant que collectivité territoriale, consécutive à la réforme de l’organisation administrative de mars 2023.
Le texte réorganise l’exercice des compétences entre les communes, les régions et le District de Bamako. Il précise également l’appui-conseil que les services centraux et déconcentrés du ministère chargé de ces secteurs doivent leur apporter.
6. Culture : une adaptation similaire des compétences territoriales
Un autre projet de décret réorganise les compétences transférées aux collectivités territoriales dans le domaine de la culture.
Comme pour l’urbanisme, cette adaptation tient compte de la suppression de la collectivité territoriale cercle. Elle redéfinit l’exercice des compétences des communes, des régions et du District de Bamako, ainsi que l’accompagnement assuré par les services du ministère chargé de la Culture.



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