Burkina Faso : le gouvernement annonce un taux de recouvrement de plus de 107 % et crée un fonds souverain minier
Le président du Faso, Ibrahim Traoré, a présidé le 21 mai 2026 le Conseil des ministres à Ouagadougou. À l’issue de la réunion, le gouvernement a annoncé un taux de recouvrement des recettes supérieur à 107 % au premier trimestre 2026 et adopté un décret portant création d’un fonds souverain minier destiné au financement de projets structurants.
Le ministre porte parole du gouvernement, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a indiqué que plusieurs décisions ont été prises dans le cadre des orientations économiques et de gouvernance des autorités.
Un taux de recouvrement supérieur aux prévisions
Le Conseil a examiné un rapport présenté par le ministère de l’Économie et des Finances sur l’exécution du budget et de la trésorerie de l’État au 31 mars 2026.
Selon le ministre de l’Économie et des Finances, Aboubakar Nacanabo, les recettes enregistrées au premier trimestre affichent un taux de recouvrement de 107 %.
Il a précisé que l’exécution des dépenses suit également les indicateurs fixés. Ce bilan trimestriel a permis de dégager des excédents de trésorerie utilisés pour réduire une partie de la dette intérieure.
Le ministre a indiqué que les autorités comptent poursuivre les efforts de mobilisation des recettes et de rationalisation des dépenses publiques.
Création du fonds souverain minier Siniyan Sigui
Le gouvernement a également adopté un décret portant création d’un fonds souverain minier dénommé Fonds Siniyan Sigui.
Selon le ministère de l’Économie et des Finances, ce mécanisme sera alimenté par les ressources supplémentaires générées par l’activité minière lorsque les cours des minerais dépasseront les niveaux de référence fixés par l’État.
Le fonds prendra la forme d’un compte d’affectation spécial. Il servira au financement de projets industriels et d’infrastructures considérés comme structurants.
Des investissements attendus à partir de 2027
Les premiers projets financés par ce fonds devraient être lancés à partir de 2027. Les autorités présentent cette initiative comme un outil destiné à soutenir l’industrialisation et les investissements publics à long terme.
Cette décision intervient dans un contexte où le Burkina Faso cherche à renforcer la mobilisation de ses ressources internes et à accroître l’impact économique de son secteur minier.






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